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Des films sur clé USB à la sortie des salles de cinéma

En 2005, Jamendo proposait aux spectateurs de certains concerts de repartir avec un enregistrement du spectacle sur clé USB. Le même principe est en train de voir le jour dans le domaine du cinéma. Baptisée « Vidéo en poche », l’initiative est à mettre au compte du réseau indépendant de salles de cinéma Utopia, comme le rappelle aujourd’hui le site Les Inrocks.

La première a eu lieu le 7 juillet dernier au cinéma Utopia de Bordeaux. Les spectateurs pouvaient se présenter en caisse avec un support amovible (clé, disque dur, carte mémoire, etc.) et repartir avec un film, moyennant le paiement de cinq euros. Une somme essentiellement reversée aux ayants droit (3 euros) et à la salle (1,02 euro), le reste servant à payer la TVA.

Le fichier, ne contenant aucun verrou anticopie, est livré au format ouvert Matroska, capable de gérer plusieurs pistes sons et sous-titres. La qualité est au minimum celle d’un DVD, proposée en HD (720p) lorsque la source le permet.

Distribuer autrement le cinéma

Après cette première expérience, le réseau Utopia prévoit de généraliser ce principe à toutes ses salles à partir du mois de septembre. Mais l’initiative est ouverte à toutes les salles, expliquent les responsables du projet sur leur site.

A ce stade, les neuf films proposés à travers cette opération sont issus du catalogue du distributeur vidéo Les Films du paradoxe. Mais là encore, Utopia invite d’autres distributeurs à les rejoindre. « Plus il y aura de titres disponibles, plus ce mode de diffusion sera intéressant », fait-on remarquer sur le site de l’opération.

Les motivations des cinémas Utopia y sont clairement expliquées : Vidéo en poche est une réponse « aux questions posées par notre époque sur les échanges culturels et la rémunération de la création, dans un contexte que l’industrie culturelle a appelé la « guerre du copyright », de crispation autour du droit d’auteur qui tend à opposer les créateurs et leur public par la création de lois liberticides et inefficaces ». Une allusion à la loi Hadopi en cours de mise en œuvre pour lutter contre le piratage.

Utopia justifie également son mode de distribution « artisanale », « parce que le support matériel n’est plus adapté aux usages, que les prix pratiqués dans la vente de DVD sont souvent dommageables à une diffusion plus large de films modestes et qu’il serait temps pour le bien-être de la planète d’arrêter de graver par millions des galettes de plastique ». L’initiative peut-elle trouver son public ? Réponse au mois de septembre.

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